Quatre phases d’évangélisation en Afrique

On considère habituellement que l’évangélisation du continent africain s’est faite en quatre moments
On considère habituellement que l’évangélisation du continent africain s’est faite en quatre moments

Première phase

Dès le Ier siècle, sous la figure tutélaire de l’évangéliste Marc, des communautés chrétiennes sont fondées en Afrique du Nord et la Bonne Nouvelle se répand en Égypte à travers des judéo-chrétiens, des esclaves et des marins. Du IIe au IVe siècles, le grand nombre de saints et martyrs ainsi que la notoriété des immenses théologiens africains (Origène, Athanase, Cyrille, Tertullien, Cyprien, Augustin…) prouvent l’intense activité apostolique dans ces régions. D’Égypte – où le monachisme chrétien naît au IVe siècle avec Antoine et Pacôme -, le christianisme descend en Nubie et en Éthiopie. Mais après la conquête vandale (Ve siècle) puis l’expansion de l’islam dans toute l’Afrique du Nord (VIIe siècle), le christianisme s’effondre.

Deuxième phase

Aux XVe-XVIe siècles, les explorateurs portugais procèdent à une évangélisation le long des côtes atlantiques (Cap-Vert, Principe, São Tomé, Angola…), puis d’autres missionnaires occidentaux entrent dans les régions du Bénin, Congo, Mozambique, Madagascar… Écoles et hôpitaux catholiques commencent à s’implanter. Le XVIIIe siècle voit cependant s’éteindre la quasi-totalité des missions au sud du Sahara.

Troisième phase

Au XIXe siècle, des congrégations missionnaires, parfois en concurrence entre elles (Pères Blancs, spiritains et de très nombreuses religieuses), ainsi que des missionnaires protestants de toutes confessions, pénètrent plus avant dans les terres et s’établissent durablement. Parfois, des convertis paient le baptême de leur vie, tel Charles Lwanga et ses compagnons en Ouganda : ces 22 premiers martyrs d’Afrique noire en 1886 seront béatifiés en 1920 et canonisés en 1964. Dans l’élan du colonialisme et grâce à d’importants financements occidentaux, institutions et infrastructures ecclésiales se mettent en place : préfectures ou vicariats apostoliques, puis évêchés.

Quatrième phase

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, c’est de plus en plus par les catéchistes et le clergé autochtone que l’Évangile continue d’être annoncé à l’Afrique.

source : la croix.com

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