Permettre au Saint-Esprit de nous conduire

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Durant mes nombreuses années de ministère, j’ai souvent pensé au Saint-Esprit. Selon mon expérience, une meilleure compréhension de sa personne peut nous rendre plus opérationnels pour le royaume de Dieu. Il est dit du Saint-Esprit qu’il continue le ministère de Jésus dans nos vies.

Un de ses ministères clé est celui d’être notre Guide. Il a été envoyé par Dieu le Père pour nous conduire à travers cette vie.

13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

Paul explique comment nous pouvons vivre comme des enfants de Dieu dans la vie quotidienne: c’est en étant conduits par le Saint-Esprit:

14 car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.

Le présent continu est utilisé ici: Tous ceux qui sont habituellement conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Le terme « fils » employé ici parle de maturité; il ne s’applique pas à un enfant, mais à celui qui a grandi. Pour devenir les enfants de Dieu, il nous faut naître de nouveau par l’Esprit de Dieu. Jésus l’affirme clairement dans l’Evangile de Jean au chapitre 3. Une fois nés de nouveau, si nous voulons grandir pour atteindre la maturité et être des “hommes faits”, il nous faut être constamment conduits par le Saint-Esprit.

La triste vérité est que de nombreux chrétiens, pourtant nés de nouveau, n’entrent jamais dans cette réalité. Par conséquent, ils n’arrivent jamais à la maturité; ils ne deviennent jamais la sorte de chrétiens accomplis que Dieu avait prévu. Il est donc essentiel d’étudier ce thème: être conduits par l’Esprit de Dieu.

Accéder à la justice

La Bible enseigne deux méthodes par lesquelles nous pouvons obtenir la justice: la loi et la grâce – qui s’excluent mutuellement.

Si vous cherchez à être justifié par la loi, vous n’y arriverez pas au moyen de la grâce. Et si vous voulez devenir juste par la grâce, alors vous n’y arriverez pas en observant la loi. Il est de la plus haute importance de le souligner, car j’ai observé que beaucoup de chrétiens essaient d’entremêler la loi et la grâce. Cherchant à se positionner correctement devant Dieu, ils s’appuient sur un mélange de grâce et de loi. En vérité, c’est qu’ils ne comprennent vraiment ni l’un ni l’autre. La loi comprend une série de règles à respecter. Si vous obéissez à toutes les règles – et tout le temps – alors, vous serez juste. La grâce, elle, ne peut se mériter, mais se reçoit de la main de Dieu, d’une seule façon, comme décrite dans :

8 Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Je crois personnellement que seul Dieu était capable de concevoir la méthode de justification par la foi. L’homme naturel, laissé à lui-même, n’aurait jamais pu imaginer une telle façon d’arriver à la justice. A ma connaissance, toutes les principales religions imposent aux gens de faire quelque chose, afin d’être justifié. Elles s’attachent à différentes exigences, mais, fondamentalement, la pensée est celle-ci: “Je serai juste si je fais telles choses et ne fais pas telles autres.”

Cela signifie que la foi chrétienne, si nous la comprenons correctement, est vraiment unique. Aucune autre religion ne fait ne serait-ce qu’une esquisse d’approche pour offrir la justice sur le fondement de la grâce reçue uniquement par la foi. Mais, lorsque vous embrassez la grâce de Dieu, il vous donne la puissance de vivre libre du contrôle exercé par le péché. Paul parle à des gens qui ont reçu la grâce de Dieu:

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

Notez bien l’exclusion réciproque: si vous êtes sous la loi, vous n’êtes pas sous la grâce; vous ne pouvez être sous les deux à la fois.

Je remarque également ce que Paul dit: le péché n’aura pas de pouvoir sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi. Il en découle que si vous êtes sous la loi, le péché a du pouvoir sur vous; si vous recherchez la justice par l’observation de la loi, le péché dominera sur vous; si vous cherchez à obtenir la justice en observant la loi, vous n’arriverez jamais à échapper à l’emprise du péché.

14 car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.

Sommes-nous appelés, en tant que fils de Dieu, à vivre en observant une liste de règles? Non, mais à être conduits par le Saint-Esprit. C’est la seule façon pour nous de vivre en tant qu’enfants de Dieu matures. Voyons maintenant dans:

18 Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.

Une fois encore, le message est clair. C’est en étant conduit par l’Esprit que vous devenez fils de Dieu. Et si vous êtes conduit par l’Esprit, alors vous n’êtes pas sous la loi.

Cependant, pour beaucoup de ceux qui professent la foi chrétienne, suivre un grand nombre de règles est une sorte de béquille. Ils avancent en boitillant et en s’appuyant sur cette béquille. Le Seigneur leur dit: “Débarrasse-toi de ta béquille et appuie-toi sur moi!” J’ai découvert que faire totalement confiance à la grâce divine épouvante les gens. Nous cherchons tous à nous raccrocher à la petite liste de règles que nous observons. C’est notre béquille, mais ça ne marche pas! Nous devons devenir complètement dépendant du Saint-Esprit.

Le chemin d’accès à la justice et à la sainteté divines ne se parcourt pas au moyen de beaucoup d’efforts, mais par l’abandon – l’abandon au Saint-Esprit. Finis-en avec tes propres bagarres et dit: “Saint-Esprit, prends les choses en main. Je ne peux pas trouver la solution pour cette situation – mais toi tu peux!” Cela ne veut pas dire que nous n’aurons pas besoin d’exercer notre force de volonté, mais qu’il nous faudra l’utiliser d’une autre façon. Nous devrons vouloir ne pas faire les choses par nous-mêmes et vouloir accepter de nous appuyer sur le Saint-Esprit.

Par nature, je suis une personne indépendante, avec de fortes opinions. Quand j’ai un problème, mon instinct naturel me pousse à trouver la solution par moi-même, et il m’a fallu des années pour arriver à ne plus réagir ainsi. Je dis maintenant: Seigneur, quelle est ta solution?” Souvent, elle est très différente de tout ce que j’aurais pu imaginer. La vie chrétienne ne nous appelle pas à nous démener et à nous débattre; au contraire, elle nous appelle à nous abandonner – au Saint-Esprit qui est en nous.

Au chapitre 7 de Romains, Paul compare cette relation avec l’Esprit à un mariage. Le fruit de votre vie ne sera pas déterminé par la somme d’efforts que vous produirez, mais par la personne que vous épouserez. Si vous êtes marié avec votre nature charnelle, vous produirez les oeuvres de la chair, mais si – par le Saint-Esprit – vous êtes uni au Christ ressuscité, vous enfanterez, dans cette union, le fruit de l’Esprit.

Restez simplement connecté

Dans Jean 15, Jésus compare notre relation avec lui à celle de la vigne et de ses sarments:

1 Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron.

Le vigneron est celui taille la vigne. Jésus continue de parler à ses disciples:

4 Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. 5 Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

Ce n’est pas en fournissant de gros efforts que les sarments portent des grappes. Ils ne sont pas là, à prendre de bonnes résolutions en disant: “Maintenant je vais produire du raisin!” Non, ils portent du fruit tout simplement en restant unis au tronc, au cep de vigne. C’est la vie présente dans le pied qui passe dans les branches et qui, à travers les sarments, produit le bon fruit. Jésus dit:”Je suis le cep, vous êtes les sarments. Si tu demeures attaché à moi – connecté – tu porteras beaucoup de fruit.”

Puis il poursuit et parle de l’émondage. Quand un vigneron taille la vigne, il le fait sévèrement; les branches sont coupées jusqu’au tronc. Il semble que la pauvre vigne ne portera plus jamais de fruit! Mais l’année suivante, elle est couverte de grappes, comme jamais auparavant.

Certaines de nos luttes les plus douloureuses peuvent être liées au fait que nous portons déjà du fruit. Il se peut qu’actuellement le Père soit justement en train de vous tailler. Ne vous découragez pas! Ne dites pas: “Comment est-il possible qu’une telle chose m’arrive?” Abandonnez-vous tout simplement! Abandonnez-vous entre les mains du vigneron.

Les trois personnes de la Trinité sont actives dans le processus la fructification. Le Père est le vigneron, Jésus est la vigne, et l’Esprit saint est la vie qui coule de la vigne aux sarments. En fait, c’est l’Esprit saint qui produit le fruit; ce dernier n’est pas le résultat de nos meilleurs efforts, ni le fruit de la religion, mais bien le fruit du Saint-Esprit.

Une carte ou un guide?

Pour illustrer tout cela, permettez-moi de partager avec vous une petite parabole, à partir de ma propre expérience. J’ai souvent tenté de trouver la faveur de Dieu en faisant des efforts. Parfois, j’ai essayé d’être un peu plus “religieux”, mais je me suis senti si frustré que je ne savais plus où j’en étais! J’ai alors appris, c’est que cela fait tout simplement partie du processus qui permet à notre marche avec Jésus d’être empreinte de vie.

Cette parabole traite d’une carte et d’un guide. Supposez que vous soyez dans un endroit et que vous deviez vous rendre vers une destination lointaine, en traversant des régions que vous ne connaissez pas du tout. Dieu vous donne deux options: vous pouvez disposer soit d’une carte, soit d’un guide personnel.

Vous êtes capable, intelligent, vous avez de l’assurance. Le Seigneur vous dit: “Que désires-tu, la carte ou le guide?” Vous répondez: “Je me débrouille bien avec les cartes, je prends la carte!” Connaissant la bonne direction à prendre, vous voici sur la route! Le soleil brille, les oiseaux chantent et vous avez le coeur content. Vous vous dites: “Mais c’est vraiment facile, c’est du gâteau!”

Environ trois jours plus tard, vous vous retrouvez en pleine jungle. Il est minuit, il pleut… Pas facile! Pire, vous débouchez sur le bord d’un précipice! Vous ne savez pas si vous faites face au nord, au sud, à l’est ou à l’ouest. Mais une douce voix vous dit: “Puis-je t’aider?”. Vous répondez: “Oh, j’ai besoin de toi, j’ai besoin de toi!” Et le guide de vous dire:”Donne-moi ta main, je vais te sortir d’ici!” Un peu plus tard, vous êtes tous les deux de nouveau sur la route, marchant côte à côte.

L’idée vous vient alors:”J’ai été vraiment trop bête de paniquer comme ça dans cette jungle! J’aurais certainement pu m’en sortir tout seul.” Vous vous retournerez pour le dire à votre guide, mais il n’est plus là! Avec un haussement d’épaules, vous pensez: “Bon, je suis capable de me débrouiller seul!”, et vous continuez votre chemin.

Deux jours plus tard, vous vous retrouvez dans un marécage. Vous vous enlisez un peu plus à chaque pas. Vous ne savez plus que faire et vous vous dites: “Je ne peux pas encore demander de l’aide. Je n’ai pas fait ce qu’il fallait faire la dernière fois.”

Mais vous découvrez, à votre surprise, que le Guide est là, juste à côté de vous encore une fois. “Laisse-moi t’aider”, et vous repartez de nouveau ensemble!

A ce moment-là, vous vous souvenez que la carte est toujours dans votre poche. Vous la sortez donc pour la proposer au guide. “Peut-être aimeriez-vous l’utiliser?”. Mais il répond: “Merci, je connais le chemin, la carte ne m’est pas utile”. Et il ajoute: “En fait, c’est moi qui l’ai faite”.

La carte, bien sûr, c’est la loi. Elle est parfaite, chaque détail est parfaitement correct, chaque élément géographique parfaitement indiqué; c’est à vous de décider: “Je ne prends pas la carte, je fais confiance à mon guide”.

Qui est le guide personnel? Le Saint-Esprit, évidemment!

Combien de fois faut-il que ce genre de choses se répète? Combien de fois vous confierez-vous encore dans votre sagesse et votre propre sagacité, snobant ainsi le Saint-Esprit?

La fiancée qui a fait confiance à son guide

Le chapitre 24 de Genèse nous conte de façon très pittoresque comment Abraham a trouvé une fiancée pour son fils Isaac. Il a envoyé son serviteur dans son pays d’origine, la Mésopotamie, pour y chercher une jeune femme de son propre lignage, ce qui était une condition essentielle selon la culture de l’époque

Ce récit est une parabole qui se retrouve dans l’histoire ; Abraham représente le Père, Isaac symbolise le fils, Jésus -Christ. La fiancée choisie (qui répondait au nom de Rebecca) figure l’Eglise. Il reste un autre personnage principal, le serviteur qui personnifie le Saint-Esprit. Genèse 24 contient le portrait même de l’Esprit saint. Le fait qu’il ne se nomme même pas est caractéristique de sa personne. Il n’attire jamais l’attention sur lui, mais il oeuvre toujours pour que le Père et le Fils soient glorifiés.

Le serviteur prend le départ, avec pour mission de choisir l’épouse, prenant avec lui une dizaine de chameaux chargés de différents présents. Au Moyen-Orient, chaque fois que vous faites un choix important et que vous établissez une relation, vous offrez un cadeau. S’il est reçu, vous êtes accepté en tant que personne. Si par contre il est rejeté, vous êtes aussi rejeté. C’est une étape absolument décisive pour établir une relation.

Ayant vécu dans cette partie du monde, je peux vous dire que les chameaux portent une quantité très importante de bagages; ici, le serviteur fait le voyage avec pas moins de dix chameaux! Il arrive à l’endroit où les animaux sont abreuvés et fait cette prière: “Quand je demanderai à l’une des jeunes filles de puiser de l’eau pour moi, que celle qui répondra: Bois, et je donnerai aussi à boire à tes chameaux, soit celle que tu as choisie!” (N’oubliez pas qu’un chameau peut boire plus de 150 litres d’eau; cette jeune fille devait donc se porter volontaire pour puiser plus de 1600 litres.)

Rebecca arrive. Le serviteur lui dit: “Laisse-moi boire, je te prie”, et elle répond: “Certainement! Je puiserai aussi pour tes chameaux!”. Il se dit alors: “C’est elle!”. Permettez-moi d’ajouter que Rebecca est un modèle de la foi avec les oeuvres; il faut beaucoup d’efforts pour puiser de l’eau pour dix chameaux!

Puis, le serviteur prend un magnifique bijou qu’il place sur le front de la jeune fille. A l’instant où elle accepte ce présent, celui-ci la désigne comme étant l’épouse choisie. Que se serait-il passé si Rebecca avait refusé le joyau? Elle ne serait jamais devenue l’épouse! Que pouvons-nous dire d’une Eglise qui refuse les dons de l’Esprit? Il lui manque les marques distinctives de l’épouse!

Rebecca n’avait pas de carte. Elle n’était jamais allée là où son guide la conduisait. Elle n’avait jamais vu l’homme qu’elle devait épouser, ni le père de ce dernier non plus. Par contre, elle avait un guide qui connaissait le chemin! Lui, connaissait le père et le fils également. Il était capable de fournir toutes les informations dont elle avait besoin.

Nous nous trouvons dans une situation similaire. Nous ne pouvons arriver à destination avec la carte, il nous faut le guide. Dans cette vie, nous ne verrons probablement jamais ni le père ni le fils, ni l’endroit qui est notre destination finale. Pourtant, si nous permettons au Saint-Esprit de nous guider, il nous montrera le chemin. Il sera aussi notre source d’informations concernant le Père et le Fils.

Prenez le temps aujourd’hui de remercier Dieu pour son Esprit Saint!

avec avec enseignemoi.com

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